PORTRAIT

2 décembre 2011 - 06:24

Marvin MARTIN

Photo FEP

 

Martin, un mental fort

A 23 ans, Marvin Martin compte désormais neuf sélections en Equipe de France après ses débuts effectués en Ukraine en match amical (1-4) ponctués par un doublé ! Depuis, le milieu de terrain sochalien n'a plus jamais quitté la sélection tricolore. Ses premiers formateurs, Daniel Ravaudet à Montrouge dans les Hauts-de-Seine et Eric Hély au FC Sochaux, nous en disent plus sur l'ascension du nouvel international.

Marvin Martin, c'est un peu l'histoire rêvée de millions de footballeurs amateurs qui sillonnent les pelouses chaque week-end dans l'espoir de percer au plus haut niveau. Avec son petit gabarit, rien ne le prédestinait à devenir joueur professionnel et international, dans un football moderne où une grande place est laissée au physique et aux carrures toujours plus imposantes.

Pourtant, le natif du 14ème arrondissement à Paris à su se faire une place dans le grand bain, malgré son petit mètre soixante-dix sous la toise. Après deux ans au CA Paris, c'est à Montrouge, dans les Hauts-de-Seine, qu'il éclot vraiment, comme en témoigne son entraîneur de l'époque, Daniel Ravaudet : "Il a passé cinq ans avec nous. Personnellement, je l'ai eu deux ans lors de son passage en 13 ans. C'était physiquement un joueur banal mais très bon techniquement et surtout, avec un gros volume de jeu".
Daniel Ravaudet : "Il était au-dessus du lot"
Dans un club qui a vu passé Demba Ba, Issiar Dia ou encore Hatem Ben Arfa, le jeune Marvin Martin arrive très vite à se faire sa place : "Je ne suis pas surpris par sa progression" avance Daniel Ravaudet : "Quand il est passé au football à 11, à l'âge de 12 ans, on a vu qu'il était au-dessus du lot. C'était le seul première année à jouer avec des joueurs plus vieux. C'est un signe qui ne trompe pas". De ces six ans passé dans à Montrouge, le milieu de terrain ne connaîtra qu'une seule déception, mais qui bizarrement, l'a peut-être renforcé pour l‘avenir : "Il a été recalé au concours d'entrée de l'INF alors que Ben Arfa a été pris avec un an d'avance !" se souvient son ancien formateur. "Je ne sais pas si cela lui a donné une force supplémentaire mais en tout cas, il a continué à travailler au lieu de s'apitoyer sur son sort. C'était un garçon qui adorait venir à l'entraînement, faire les exercices, toucher le ballon".
Départ pour Sochaux
En 2002, c'est donc Christian Puxel, recruteur pour le FC Sochaux, qui débusque la bonne affaire et parvient à faire signer le jeune parisien pour le centre de formation doubiste, non sans l'avoir prévenu : "Le FC Sochaux a été très franc en disant à Marvin que cela serait très difficile de percer, qu'il allait falloir beaucoup travailler et que la réussite n'était pas garantie". Toutes ces problématiques, le jeune garçon de 14 ans et son entourage les assimilent parfaitement : "Son père avait bien présent à l'esprit que partir en centre de formation ne voulait pas obligatoirement dire finir professionnel mais juste être dans de meilleures conditions pour y arriver. Cela change tout" avance Daniel Ravaudet.
A Sochaux, un homme a pu s'apercevoir très vite de son talent, c'est Eric Hély, alors entraîneur des U16 puis des U19 et aujourd'hui à la tête de la réserve sochalienne, avec qui il remporta la Coupe Gambardella en 2007 : "Il a accru sa confiance en lui d'année en année en sentant que le club misait sur lui. Il était déterminant, notamment dans son jeu de passes" analyse son ancien entraîneur. "Il a fait partie d'une très bonne génération pour le club, avec des garçons comme Geoffrey Tuslane, Vincent Nogueira, Sloan Privat ou encore Edouard Butin. C'est la meilleure génération de jeunes qu'on a eu car les "88" étaient techniques et les "89" assez physiques".. Son premier fait d'arme avec les Lionceaux, c'est évidemment cette victoire en 2007 au Stade de France face aux jeunes Auxerrois aux tirs au but (2-2, 5 tab 4) lors du doublé historique pour le club :"C'était mon capitaine à ce moment la, cela veut tout dire" se souvient Eric Hély. "Il voulait réussir. Sous ce côté très joueur, c'était surtout un gros bosseur. A cette époque, on avait trois joueurs de même profil et c'était le numéro 3. Il était derrière Adrien Baur et Vincent Nogueira. Ils n'avaient pas les mêmes qualités mais à cet âge là, le N°1, c'était Baur !"
Qu'est-ce qui a fait finalement la différence ? La réponse sonne comme une évidence pour l'ancien joueur professionnel : "Le plus fort mentalement, le plus efficace, c'était Marvin ! Depuis tout jeune, avec sa petite taille, il savait que cela serait plus dur. Du coup, il a compensé avec une énorme envie, une grande confiance en soi mais en restant toujours humble". Un comportement qui lui a permis de tenir bon malgré les coups du sort, comme ce début de saison 2007-2008 : "Après le succès en Gambardella, il a repris avec les pros mais au bout d'un mois, Frédéric Hantz ne l'a pas conservé et a préféré Vincent (Nogueira). Au lieu d'être effondré, il a décidé de travailler encore plus, de se remettre en cause. Marvin a courbé l'échine, a été performant en CFA et a gagné sa place ensuite dans le groupe professionnel. Face aux obstacles, il a toujours relevé le défi" analyse avec admiration le technicien doubiste.
Premiers pas en Equipe de France
Pour ses deux formateurs, le summum est atteint en juin dernier lorsqu'ils voient leur ancien protégé fouler la pelouse de la Donetsk Arena à la 76ème minute du match amical entre l'Ukraine et la France. Daniel Ravaudet revient sur ce moment : "Je ne suis pas surpris par sa progression car il a toujours eu d'immenses qualités. Le plus surprenant, c'est de la voir inscrire un doublé et délivrer une passe décisive pour son premier quart d'heure en bleu". L'analyse est similaire du côté d'Eric Hély : "Même si en CFA, il était au-dessus du lot, lui prédire l'Equipe de France à 23 ans avec deux buts (photo) lors de sa première cape, non, on n'avait pas rêvé jusque là" explique-t-il. Le plus surprenant pour cet ancien professio nnel est peut-être de voir avec quelle facilité Marvin Martin est capable de s'acclimater à de nouvelles situations : "Avec les Bleus, au milieu de grands joueurs, il a réussi à montrer ses qualités. D'autres auraient peut-être eu plus de mal à s'affirmer parmi les tous meilleurs ou auraient été tétanisés. Il a exactement les mêmes qualités que quand il était jeune : dynamisme, altruisme, confiance et souci de faire briller le collectif".
Désormais, tous les deux espèrent voir le jeune milieu de terrain sochalien poursuivre sur la bonne voie qu'il s'est tracée et le retrouver dès le mois de juin prochain en Pologne et en Ukraine, lieu de ses premiers exploits en bleu, pour aider l'Equipe de France lors du Championnat d'Europe 2012.

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