Le Paris-SG sur les traces de son rival

12 mai 2011 - 07:52

Auparavant n'oubliez pas notre sondage sur la finale de la coupe de France 2011   

  cliquez ici http://poitiersfutsal.footeo.com/sondages.html

 

Les deux grands rivaux du football français, le Paris-SG et l'Olympique de Marseille se sont trouvé un point commun. Un goût prononcé pour l'ivresse de la Coupe de France. Recordman du nombre de victoires, dix en dix-huit finales disputées, le club provençal est talonné par son homologue parisien, qui en compte huit à son palmarès dont quatre obtenue lors de la dernière décennie. Qualifiée pour sa douzième finale de son histoire,  programmée samedi face au LOSC, la formation parisienne, tenante du titre, tentera de décrocher un neuvième trophée. Retour sur les grandes épopées du club de la Capitale (photo Dominique Rocheteau, finale 1982). 

1982 : une première haletante (Paris-SG-Saint-Etienne : 2-2 (6 b.a. à 5)
L'affection que porte le Paris-SG à la Veille Dame tient certainement au fait qu'elle est le premier grand trophée à orner sa vitrine. Après avoir déjà réussi de jolis parcours au milieu des années 70 avec notamment deux participations aux quarts de finale (1974 et 1976) et une demi-finale (1975), les joueurs de la capitale atteignent enfin le dernier acte, le 15 mai 1982, douze ans après la création du club. L'attente du public du Parc des Princes est grande mais l'adversaire des hommes de Georges Peyroche est de taille puisqu'il s'agit du grand Saint-Etienne, finaliste malheureux de l'édition précédente. Contraints de disputer la prolongation à la suite d'un score de parité (1-1) à la fin du temps règlementaire, les "Verts", favoris logique, pensent enfin avoir pris le dessus lorsque Michel Platini, aligné en pointe, trouve pour la seconde fois de la soirée les filets parisiens (99ème). Mais les Parisiens n'abdiquent pas et dans les dernières secondes de jeu le Yougoslave Ivan Surjak pénètre dans la surface stéphanoise avant de délivrer un petit centre à destination de Dominique Rocheteau. L'ancien "Ange Vert" arrache l'égalisation (2-2) en propulsant de volée le cuir dans le but de Jean Castaneda. Fous de joie, les supporters envahissent le terrain obligeant l'arbitre Michel Vautrot à attendre une demi-heure avant de lancer la séance des tirs au but décisive. Après une première série réussie (5-5), le suspense reste entier. Christian Lopez, le 6ème tireur stéphanois, s'avance mais voit son tir stoppé par Dominique Baratelli. Le défenseur parisien Jean-Marc Pilorget se charge de délivrer les siens. Le Parc est en liesse et le président Francis Borelli peut en embrasser sa pelouse...

1983 : un premier doublé et une 5ème Coupe pour le capitaine Bathenay (Paris-SG-Nantes : 3-2)
Le Paris-SG tient à son bien. Après avoir écarté Chaumont, Abbeville, Strasbourg, Brest et Tours, l'équipe francilienne toujours conduite par Georges Peyroche s'offre une deuxième finale de suite, programmée le 11 juin 1983 au Parc des Princes. Comme l'an passé, la tâche des Parisiens ne s'annonce pas évidente puisque l'adversaire du jour est le FC Nantes, sacré Champion de France de D1, qui rêve d'un doublé. L'affiche entre le premier du championnat et le troisième attire une foule record au Parc des Princes (50000 spectateurs). Le Parisien Pascal Zaramba ouvre rapidement les hostilités en marquant sur coup franc dès la 3ème minute. Bruno Baronchelli d'un petit lob astucieux sur Baratelli permet aux Nantais d'égaliser (18ème). Les Canaris poursuivent leur marche en avant et prennent l'avantage à la 41ème grâce "au Brésilien" José Touré, auteur de l'un des plus beaux buts de toute l'Histoire du Trophée Jules Simon. Sur un ballon aérien, le numéro 10 nantais amortit le ballon de la poitrine, se dégage du marquage de Tanasi et Lemoult grâce à un double jonglage du pied droit, avant de conclure d'une reprise de volée croisée du gauche. Le chef d'œuvre n'atteint pas cependant le moral de Luis Fernandez et ses partenaires qui parviennent à revenir après l'heure de jeu à hauteur des Jaune et Vert sur une frappe en lucarne de Safet Susic (66ème). Alors qu'on s'apprête à revivre le scénario de la dernière finale, Toko, lancé par Susic, donne sur le fil la victoire aux Parisiens (89ème). Le PSG signe une deuxième victoire consécutive et le capitaine Dominique Bathenay soulève lui son cinquième trophée, égalent la performance réalisée uniquement par le Lillois Marceau Sommerlinck.

1993 : Les Parisiens coupent les ailes des "Canaris" (Paris-SG-Nantes : 3-0)
Stoppé en demi-finale de la Coupe de l'UEFA après avoir sorti le Real de Madrid en quarts, le Paris-SG, deuxième du Championnat derrière Marseille, se console en disputant une nouvelle finale de Coupe de France, sa quatrième après le dernier acte perdu contre Monaco (1-0) en 1985. Dix ans après son dernier sacre dans l'épreuve, le Paris-SG retrouve sur sa route, le 12 juin 1993, le FC Nantes toujours conduit par Coco Suaudeau. C'est un jeune homme de 97 ans, Roger Ebrard, capitaine lors de la première finale en 1918, qui donne le coup d'envoi de cette superbe affiche. Il faut attendre la seconde période pour voir le sort du match se dessiner. Une faute de Christian Karembeu sur Laurent Fournier conduit l'arbitre à expulser le défenseur nantais et à siffler un penalty en faveur des Parisiens. Antoine Kombouaré le transforme et donne l'avantage au Paris-SG (1-0, 49ème). Six minutes plus tard, c'est de nouveau sur coup de pied arrêté que les coéquipiers de Paul Le Guen doublent la mise grâce à un coup-franc de David Ginola (2-0, 55ème). Alain Roche enfonce ensuite le clou en reprenant de la tête un corner de Vincent Guérin (3-0, 59ème). Les nerfs des Canaris lâchent et ils terminent cette finale à huit, après les expulsions de Zoran Vulic et de Jean-Louis Lima. Le club de la capitale remporte sa troisième Coupe, en vingt trois ans d'existence, tout comme Alain Roche qui avait déjà soulevé à deux reprises le trophée avec Bordeaux.

1995 : le PSG aime les Coupes (Paris-SG-Strasbourg : 1-0)
Champion de France 1994 sous la houlette d'Arthur Jorge, le club parisien a changé d'entraîneur à l'intersaison en confiant les rênes de l'équipe à un ancien joueur de la maison Luis Fernandez. Surpris par l'insouciance et le collectif de la jeune classe du FC Nantes, qui remporte le championnat, les Parisiens, devancés également par l'Olympique Lyonnais, ne finissent qu'à la troisième place de la D1. C'est dans les Coupes Nationales que les coéquipiers de Georges Weah vont finalement s'illustrer. Déjà vainqueurs de la première édition de la Coupe de la Ligue aux dépens de Bastia, les joueurs de la capitale, tombeurs en demi-finales des Marseillais évoluant en D2, se qualifient pour une nouvelle finale de la Coupe de France, la cinquième. Le 13 mai 1995, sous le regard du président François Mitterrand qui assiste à sa dernière finale, l'affiche oppose au Parc des Princes le Paris-SG au RC Strasbourg. Serrée et disputée, elle n'offre pas le spectacle escompté. Il faut attendre le début de seconde période pour voir Paul Le Guen, après un bon service de Raï, décanter la situation sur un tir des 18 mètres (1-0, 49ème). Malgré des joueurs renommés comme Franck Sauzée, Franck Leboeuf ou encore Alexander Mostovoï, les Alsaciens tente ensuite en vain de combler leur retard. Sans briller, Alain Roche et le PSG s'adjugent un quatrième trophée Jules Simon.

1998 : première au Stade de France (Paris-SG-Lens : 2-1)
A quelques semaines du coup d'envoi de la Coupe du Monde 1998, le Stade de France, flambant neuf, accueille sa première finale de Coupe de France. L'affiche de cette édition 98 met aux prises deux équipes en course pour un doublé : le Paris-SG a remporté peu avant la Coupe de la Ligue, tandis que le RC Lens est bien parti pour décrocher le titre de Champion de France. Devant 77.000 spectateurs, l'arbitre Gilles Veissière donne le coup d'envoi de ce match indécis. C'est le capitaine parisien Raï qui se charge de mettre ses coéquipiers sur la bonne voie en concluant d'une tête lobée un centre de Florian Maurice (1-0, 25ème). Peu après le retour des vestiaires, Marco Simone, trouve la lucarne du gardien lensois Guillaume Warmuz d'une superbe frappe de l'entrée de la surface de réparation (2-0, 53ème). Les hommes de Daniel Leclercq parviennent à réduire leur retard par l'intermédiaire de leur ailier Vladimir Smicer. Mais à sept minutes de la fin du temps règlementaire, la réaction lensoise est trop tardive pour inverser le sort de la rencontre. Le capitaine brésilien Raï peut brandir le trophée. Au marquage de Tony Vairelles, Alain Roche (photo) rejoint, avec cinq succès,  Dominique Bathenay et Marceau Sommerlynck au titre des victoires en Coupe de France.

2004 : les Parisiens font le métier (Paris-SG-Châteauroux : 1-0)
Sous la houlette du coach Vahid Halilhodzic, ce Paris-SG version 2003-2004 a du caractère. Auteurs d'une belle saison en championnat, ponctuée par une seconde place, les Parisiens, spécialistes de l'exercice, atteignent comme la saison précédente (défaite contre Auxerre : 1-2) la finale de la Coupe de France programmée le 29 mai 2004. Pedro Miguel Pauleta et ses partenaires ont cependant évité de justesse la sortie prématurée en 32èmes de finale, l'ESTAC menant (2-0) à la 89ème sur leur pelouse du Parc des Princes (victoire 3-2 a.p.). Dans une édition 2004 riche en surprises, le PSG réussit à éviter tous les pièges tendus par Marseille, Bayonne, Brive puis Nantes en demi-finales et aborde face à un pensionnaire de L2 la Berrichonne de Châteauroux ce dernier acte avec l'étiquette de favori. L'ancien parisien Jimmy Algérino et ses partenaires défendent leur chance vaillamment et les joueurs de la capitale sont heureux de voir basculer le sort cette 86ème édition en leur faveur peu après l'heure de jeu lorsque Pauleta reprend victorieusement de la tête un corner de Fiorèse (65ème). La hiérarchie est respectée et le PSG égale l'AS Saint-Etienne avec un sixième succès dans l'épreuve. 

2006 : l'élève dépasse le maître (Paris-SG-Marseille : 2-1)
Visant le trio de tête, le club parisien, après un bon départ déçoit en championnat (9ème de L1) mais Guy Lacombe qui a remplacé Laurent Fournier à la trêve hivernale parvient tout de même à hisser sa formation en finale de la Coupe de France. Tombeur (2-1) de l'Olympique Lyonnais en demi-finale, l'Olympique de Marseille, qui court après un succès depuis 1989, gagne lui aussi son billet pour le Stade de France. Le 29 avril 2006, cette première confrontation des deux grands rivaux en finale attire plus de 79.000 spectateurs. La rencontre démarre sous les chapeaux de roue quand le Parisien Bonaventure Kalou envoie dès la 6ème minute un missile dans la lucarne de Fabien Barthez qui donne l'avantage au PSG (1-0). Dès le retour des vestiaires, les Parisiens réalisent le break en contre sur une nouvelle frappe superbe signée Vikash Dhorassoo (2-0, 49ème), qui inscrit son unique but de la saison. Kalou et Jérôme Rothen manquent à deux reprises de tuer le match mais les montants de Barthez en décident autrement. C'est au contraire Toifilou Maoulida qui entretient le suspense en ajustant Lionel Letizi (2-1, 67ème). Mais le Paris-SG tient bon en fin de match face aux assauts de Franck Ribéry et Mamadou Niang et remporte un septième trophée.

2010 : le Paris-SG garde le rythme (Paris-SG-Monaco : 1-0, a.p.)
Depuis le début des années 2000, le Paris-SG qui n'a jamais réussi à remporter la Ligue 1 a fait de la Coupe de France sa spécialité. Avec un tirage plutôt clément qui leur permet de ne rencontrer qu'un seul pensionnaire de L1 avant le dernier acte, l'AJ Auxerre qu'ils battent sur le fil (0-0, 5 t.a.b. à 6) en quarts de finale, les Parisiens atteignent leur cinquième finale en dix ans. Dix-neuf ans après son dernier Trophée Jules Simon (1991), l'AS Monaco, qui a écarté Tours (L2), Lyon (L1), Bordeaux (L1), Sochaux (L1) et Lens (L1), rejoint lui aussi la pelouse du Stade de France, déterminée à ramener la Veille Dame sur le Rocher. Cette affiche disputée le 1er mai 2010 est l'occasion de retrouvailles puisque l'entraîneur monégasque n'est autre que Guy Lacombe, vainqueur de l'épreuve avec le club parisien quatre ans plus tôt. La partie démarre tambours battants et chaque équipe est décidée à jouer le coup à fond. Durant les 90 premières minutes, les occasions franches se multiplient mais les deux gardiens Stéphane Ruffier et Edel veillent. A la fin du temps réglementaire, le Coupe n'a pas encore choisi son camp. Les deux équipes continuent de se livrer à fond et les hommes d'Antoine Kombouaré, qui avaient pris un certain ascendant, finissent par trouver l'ouverture dans les arrêts de jeu de la première mi-temps de la prolongation (105ème+2). C'est Guillaume Hoarau, à l'affût sur une frappe puissante de Christophe Jallet détournée par Ruffier, qui délivre les siens en poussant de la tête le cuir dans le but vide. Le score n'évolue plus ensuite et le PSG remporte sa 8ème Coupe de France au bout du suspense.

Commentaires

59/62 cht "is a signé le livre d'or 6 mois
LES DR POITIERS FUTSAL a MARRAKECH 8 mois
pascal locatelli a signé le livre d'or 1 an
Guy Lambert a commenté LES LIGAMENTS CROISES 1 an
ET USP a signé le livre d'or plus de 2 ans
Tigre et DRagon est devenu membre plus de 2 ans
LES LIGAMENTS CROISES plus de 2 ans
Bonne Année 2015 plus de 2 ans
bonne année 2015 plus de 2 ans
JOE MAC OUILLE a signé le livre d'or plus de 2 ans
MAILLOT des DR plus de 2 ans
L'UEFA change les têtes de série plus de 2 ans
Match et collation plus de 2 ans
Apa Wadewe Lamothe Berlivet est devenu membre plus de 2 ans
AVANT GARDE DE TROYES a commenté Dragons Rouges Poitiers / Geant Casino plus de 2 ans

Les membres déjà inscrits sur le site de votre club :

  • 2 Dirigeants
  • 1 Entraîneur
  • 8 Joueurs
  • 4 Supporters

SPEED PHONE

 

Accessoire Téléphone portable

Réparation d'Ecran Cassé...

 

 

Speed Phone