ALLEMAGNE - ESPAGNE

7 juillet 2010 - 12:02

L'Espagne moins sereine......
Deux ans après leur affrontement en finale de l'Euro 2008, l'Allemagne et l'Espagne se croisent à nouveau ce mercredi, à Durban, pour une place en finale de Coupe du monde. Mais le rapport de forces semble s'être inversé. Reynald Denoueix confirme.

DEFENSE : L'Allemagne organisée, l'Espagne moins sereine

La défense allemande s'est davantage métamorphosée que son homologue espagnole, qui n'a quasiment pas bougé en deux ans. Lehmann et Metzelder ne sont plus là, remplacés respectivement par Neuer et Friedrich, lequel jouait à droite à l'Euro et fait désormais la paire en charnière centrale avec Mertesacker. Lahm est passé de gauche à droite, et Boateng a gagné durant ce tournoi sa place à gauche. Del Bosque n'a lui pas bouleversé l'héritage de Luis Aragones. Piqué, qui s'est révélé dans l'intervalle avec le Barça, a juste pris la place de Marchena, désormais sur le banc.

L'oeil de Denoueix : «L'Allemagne est une équipe bien organisée, ce qui lui permet de bien défendre et pallier quelques insuffisances comme le petit gabarit de Lahm, le manque de vitesse de Mertesacker et le placement de Boateng. Lahm est un joueur important. Il fait beaucoup de passes, le jeu passe souvent par lui. L'idée globale est de jouer au ballon. Pareil pour l'Espagne, sauf que les joueurs de Del Bosque sont moins sereins. Contrairement à il y a deux ans, ils tiennent moins le ballon. Comme Iniesta s'exile parfois côté gauche, le flanc droit est découvert d'autant que Sergio Ramos monte facilement. C'est une faille.»

MILIEU : L'Allemagne avec du sang frais, l'Espagne c'est flou

L'Allemagne a conservé le même schéma au milieu avec deux joueurs à la récupération et trois animateurs du jeu offensif en soutien d'un attaquant. Mais les hommes ont changé : Frings, Hitzlperger et Ballack (blessé) ont laissé leurs places à Schweinsteiger, Khedira et Ozil. Du sang frais, de la vitesse et de l'impact, voilà la nouveauté. Moins d'évolution et plus de continuité au sein de la Seleccion. Il y a eu l'émergence de Busquets, devenu la sentinelle devant la défense à la place de Marcos Senna. Pour le reste, c'est du copié-collé : Xavi, Iniesta et Xabi Alonso sont intouchables. Mais ça coulisse moins bien.

L'oeil de Denoueix : «L'Allemagne a un milieu hyper complémentaire. Schweinsteiger est essentiel : il récupère et oriente le jeu. Ozil est proche des attaquants et se crée des occasions. Khedira, lui, joue le rôle du piston. La complémentarité, c'est la base d'une bonne équipe. Contrairement à l'Espagne, l'Allemagne court beaucoup plus quand elle n'a pas le ballon. En 2008, l'organisation du jeu espagnol était claire, ce qui n'est plus le cas. Ils jouaient en 4-4-2 avec Silva et Iniesta qui animaient les côtés. Depuis le début, Iniesta est aligné à gauche mais il se balade un peu partout. L'organisation est plus confuse et ils sont du coup moins efficaces dans la récupération. En 2008, c'était plus rationnel. On a l'impression désormais qu'ils ne savent pas comment jouer. Dans les passes, il y a également beaucoup de déchet, c'est surprenant. L'Espagne joue avec la base du Barça, mais elle n'en a pas les repères.»

ATTAQUE : Müller absent d'un côté, Silva de retour de l'autre ?

En perte de vitesse dans leurs clubs, Miroslav Klose et Lukas Podolski sont indéboulonnables en sélection. Le premier est l'unique pointe du 4-2-3-1 de Löw alors que le second régale à gauche. A droite, Müller s'est révélé et a pris la place de Schweinsteiger, redescendu d'un cran. Chacun à son rôle bien précis et ça explose de toutes parts. Averti contre l'Argentine (4-0), le Bavarois sera suspendu. C'est la tuile. Côté espagnol, Villa est toujours le monstre de 2008. Heureusement, car Fernando Torres n'est que l'ombre de lui-même. Blessé au printemps, « El Nino » manque de rythme, de vitesse et de percussion. La vraie déception espagnole.

L'oeil de Denoueix : «Klose devant, c'est classique et ça marche toujours. Müller est très bon, il bouge beaucoup. Mais il ne sera pas là contre l'Espagne, c'est embêtant. Ce qui est frappant, c'est leur occupation du terrain, qui est très bien répartie. Ils s'occupent autant l'axe que les côtés. La largeur du terrain est bien utilisée, c'est une de leur force. C'est très équilibré, très rationnel. Cela l'est beaucoup moins pour l'Espagne. Dans l'animation et la finition, ça coince, et Del Bosque n'a pas résolu ce problème. Torres n'est pas bon. Avec Villa, ils ont tous les deux longtemps buté sur la défense paraguayenne en quarts. Cela prouve bien que leur schéma de jeu global n'est pas bien défini. L'idée, si Del Bosque venait à remplacer Torres, serait de faire jouer Silva sur un côté plutôt que Fabregas et d'aligner Villa en pointe.»

Commentaires

59/62 cht "is a signé le livre d'or 8 mois
LES DR POITIERS FUTSAL a MARRAKECH 10 mois
pascal locatelli a signé le livre d'or 1 an
Guy Lambert a commenté LES LIGAMENTS CROISES plus de 2 ans
ET USP a signé le livre d'or plus de 2 ans
Tigre et DRagon est devenu membre plus de 2 ans
LES LIGAMENTS CROISES plus de 2 ans
Bonne Année 2015 plus de 2 ans
bonne année 2015 plus de 2 ans
JOE MAC OUILLE a signé le livre d'or plus de 2 ans
MAILLOT des DR plus de 2 ans
L'UEFA change les têtes de série plus de 2 ans
Match et collation plus de 2 ans
Apa Wadewe Lamothe Berlivet est devenu membre plus de 2 ans
AVANT GARDE DE TROYES a commenté Dragons Rouges Poitiers / Geant Casino plus de 3 ans

Les membres déjà inscrits sur le site de votre club :

  • 2 Dirigeants
  • 1 Entraîneur
  • 8 Joueurs
  • 4 Supporters

SPEED PHONE

 

Accessoire Téléphone portable

Réparation d'Ecran Cassé...

 

 

Speed Phone